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L'UVRE
DE DIEU
Quand
nous regardons le Pape Jean Paul, pendant son voyage en Azerbaïdjan
et en Bulgarie, nous pouvons être saisis d'admiration et
de compassion pour lui. Rencontres avec un pays musulman et avec
un pays orthodoxe : aurait-il fallu y renoncer pour consacrer
ses dernières forces au " pré carré
" de l'Église catholique ? Un jeune américain
répliquait à un journaliste qui, aux J.M.J. de Paris,
constatait la faiblesse physique du Pape : c'est vrai, mais, dans
sa faiblesse, se manifeste la puissance de l'Esprit de Dieu, faisant
ainsi écho à la parole de l'Apôtre Paul.
Fidélité à l'envoi des
Apôtres par le Christ : allez annoncer l'Évangile
à toutes les nations. Fidélité à l'espérance
: ne crains pas, petit troupeau. Fidélité à
la prière : soyez des veilleurs et priez. Cette fidélité
qui est don de Dieu au Pape Jean Paul et sa réponse jusqu'au
bout de sa vie, n'interroge-t-elle pas l'Église de France
? Ne nous interroge-t-elle pas dans notre diocèse d'Aix
et dans notre paroisse ? Cette fidélité est enracinée
dans notre baptême et dans notre confirmation - pour les
diacres, les prêtres et les évêques, pour les
fidèles laïcs, pour les personnes consacrées.
Ce qui m'inquiète dans l'Église qui est à
Aix, ce sont les groupes, les mouvements, les uvres, les
communautés religieuses où " nous sommes bien
entre nous " car nous partageons les mêmes valeurs,
les mêmes relations ou la même spiritualité.
Le Pape Paul VI disait : l'Église est missionnaire ou elle
n'est pas. Ce n'est pas le Pape Jean Paul II qui le contredirait.
Accueillons la parole de notre Pape, ne l'utilisons pas à
notre profit ou pour " appuyer " nos idées.
Ce fut, entre autres, le drame de Mgr Lefebvre
Ne nous faut-il pas une fois encore reprendre
conscience de notre vocation commune et user - par amour - nos
forces au service des membres de notre famille, de notre association,
de notre Église locale, au service des venellois et de
tous les hommes et femmes de ce temps ?
Si, par hasard, nous étions dans une
torpeur tranquille, ne faudrait-il pas nous réveiller de
ce sommeil ?
Si, au contraire, nous sommes réveillés,
restons dans l'humilité car l'annonce de l'Évangile
est l'uvre de l'Esprit de Dieu. Nous sommes " instruments
" et témoins de cette uvre.
C.L.
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